La dépression survient quand notre colère se retourne contre nous-mêmes et que nous nous sentons, d’une façon générale, battus d’avance. La dépression s’installe quand notre perception de la réalité commence à se conformer à la vision pessimiste que nous nous sommes créée, tant de nous-mêmes que du monde extérieur. On sombre dans la dépression quand on n’est ni encouragé ni soutenu, mais au contraire endoctriné à croire que l’on est mauvais. Les personnes sensibles réagissent fréquemment à la folie du monde en intériorisant leurs perceptions négatives, ce qui les fait sombrer dans la dépression.


Il est important de remarquer qu’il existe de nombreux types de dépression, dont les sources principales sont soit:
– objectives (génétiques, physiologiques, etc.), soit,
– subjectives (réaction à une situation, à un événement, etc.).
Il y a des gens, issus de toute une dynastie de déprimés, qui souffrent de dépressions fréquentes sans raison apparente ; ils doivent consulter un médecin pour identifier une éventuelle cause physiologique.


L’autre source majeure de dépression, c’est
notre environnement ; certaines circonstances fâcheuses nous affectent de façon négative. Les raisons de tristesse ne manquent pas, il est dans la nature de l’homme de réagir par la dépression à certains traumatismes. Ce type de dépression provoquée par une perte est semblable à la douleur : elle s’apaise avec le temps. La dépression chronique, en revanche, loin de s’apaiser avec le temps, est une gangrène qui mine jour après jour, et devient notre seule façon de percevoir notre environnement ; notre regard devient irrémédiablement pessimiste.

Les déprimés chroniques sont des égocentriques en état de colère permanente. Il leur manque totalement le sens de l’autorité personnelle, ils ne se sentent pas assez forts pour assumer leurs responsabilités  vis-à-vis d’eux-mêmes. Dans l’entourage d’un déprimé chronique, tout le monde est conscient de l’influence négative que celui-ci exerce. Le déprimé chronique est difficile à aimer car il fuit l’amour, de lui-même ou des autres. La dépression chronique n’est pas un sentiment comme la tristesse, c’est plutôt l’absence de tout sentiment, une superposition accablante de tous les sentiments mis ensemble, aboutissant à une passivité indifférente. La dépression chronique est parfois perçue comme du désespoir, mais elle s’en distingue facilement : on peut et on doit sortir de la dépression.


Si vous êtes un déprimé chronique, prenez-en acte et cessez de vous en imputer la faute. Si vous désirez sortir de votre dépression, c’est déjà un très bon début. Sachez que d’une part vous vous sentez déprimé et que d’autre part vous vous comportez de façon déprimée. Vous avez le pouvoir de modifier votre comportement, et vos sentiments suivront. Arrachez-vous à votre dépression assez longtemps pour vous faire aider ; essayez de vous montrer courageux, essayez des solutions neuves même si vous ne vous en sentez ni la volonté ni l’énergie. Agissez en dépit de tout et récompensez-vous pour votre courage. Admettez que votre perception du monde et de vous-même ne sont justement que des perceptions, elles ne correspondent pas à la réalité. Vous avez le pouvoir de changer votre regard sur les choses. Essayez d’acquérir un regard objectif. Devenez sainement égoïste et cessez de vous prendre pour le nombril du monde : c’est long, mais vous avez le temps.

 

Monika ♥

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